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mercredi 20 juin 2012

La Cabane dans les bois


Le film qui m’a fait voir les licornes autrement

Ce qui est bien avec « La Cabane dans les bois » c’est que j’ai réussi à me protéger d’un quelconque spoiler en reniant tous mes sites préférés, tout ce que je savais, c’est qu’il y avait des zonzons dedans et c’était largement suffisant pour me motiver à affronter le supplice du cinéma. Oui parce que j’aime pas trop aller au cinéma. Bref. Ce film c’est le genre de film qui commence normalement et puis après tu te prends une méchante claque dans la tronche, du genre «mais qu’est-ce que je suis en train de regarder, là ? ». En plus j’y suis allée avec une amie qui avait un peu les foies, parce qu’elle a tout le temps les foies au cinéma, c’est bien pour moi, ça me fait passer pour une nana courageuse. Enfin « frigide » d’après ses propres mots. Effectivement, je suis frigide devant un film d’horreur, voire sadique (y’en a qu’une qui s’esclaffait pendant les scènes dégueulasses). Assez parlé de moi, parlons du film mais pas trop, au cas où certains voudraient encore le voir on sait jamais. Donc au début ça commence par un film de slasher genre normal, avec quelques interrogations quand même et puis surtout vachement de clichés. Donc du vu et du revu qui m’a fait un peu tomber le nez dans mon pop-corn, jusqu’au virement de situation de ouf qui m’a bien réveillée et croyez-moi devant  le genre de scène auxquelles on assiste, à certains moments je me sentais plus. J’ai crié au génie, oui je le dis haut et fort, certaines scènes sont juste énormes. J’ai été marquée par la réplique anthologique du Samy de service : « j’ai dû achever ce type avec une truelle ! ». Mais ça c’est parce que j’ai un humour de merde. Et les zombies alors ? Oui, y’en a, des bien dégueulasses même, avec une jolie petite scène de sortage de tombe (oui j’aime bien les sortages de tombe) et même qu’ils sont juste impossible à tuer. « La Cabane dans les bois » c’est bien et en plus y’a une licorne dedans.

vendredi 25 mai 2012

Simetierre


Le film avec un tout petit zombie trop mignon dedans

Ce qui est bien avec Simetierre, c’est que c’est l’adaptation d’un livre de King qui m’a coupé de toute vie sociale pendant cinq jours  et qui m’a privée de sommeil pendant des semaines, jusqu’à ce que je réalise que j’avais peu de chances de vivre sur un cimetière indien Micmac mais bon on sait jamais parce que je suis assez poisseuse quand même. En gros, c’est l’histoire de l’échec d’une éducation, où des parents bien trop occupés à s’occuper d’une gamine chiante, possessive et en plus médium (comme à peu près 99% des chiards chez King) qu’ils en oublient leur plus petit, Gage, un gamin qui se contente de dire « oh oh » et de se promener sur la route. Le fait est qu’on assiste ici à l’effondrement d’un équilibre – familial, physique et psychologique –causé par la mort d’un enfant. Cette phrase semble sortie tout droit de« psychologie magazine ». J’aime bien faire mon intelligente. Alors pendant le film des fois tu te dis que le mec est très con, que la nana est exécrable, que la gamine est insupportable et puis  pourquoi cet enfant n’a donc jamais de pantalon ? Et si tu aimes les chats, après ce film tu vas vraiment commencer à les trouver dégueulasses et pervers, du style à te jeter un rat crevé dans ton bain et à manger un steak cru par terre (non mais franchement, qui a déjà vu un chat manger un pavé de viande comme ça ? Pas moi, en plus mon chat est végé). Mais maintenant les chats gris me font peur, tout comme les enfants blonds aux airs angéliques. Parce que parlons-en de cet enfant, qui au début du film est toujours fourré dans les bras de sa mère ne sachant pas aligner trois mots, comment, mais bon sang, comment se fait-il qu’il sache ce qu’est un scalpel et surtout où en trouver ? Comment il arrive à faire pousser de la mousse sur les murs ? Enfin bref, ce qui est bien avec Simetierre, c’est que tu deviens schizo : un coup t’es en colère puis après tu pleures mais en fait tu trouves ça dégueulasse après non, finalement tu pleures et puis t’as la trouille après tu rigoles et en fait après t’as re-peur et puis t’es contente parce qu’il meurt mais tu pleures quand même parce que bon le pauvre quand même. C’est ça qui est bien avec Simetierre.

dimanche 13 mai 2012

Re-animator 3


Le film avec un combat épique entre un rat et un pénis dedans

Ce qui est bien dans Re-animator 3, c’est qu’on retrouve West en plus vieux et moi j’aime bien les vieux, surtout s’ils ont un côté psychopathe. C’est purement imaginaire hein, en vrai je ne rôde pas autour des prisons dans l’espoir de pécho un tueur en série. De toutes façons y’en a pas vers chez moi. Bref, après une intro assez « quel est le fuck » et le fameux générique composé de planches anatomiques (avec une musique différente ce coup-ci), nous retrouvons ce cher Docteur West 13 ans après  l’épisode 2. J’adore West, mais le problème, c’est qu’il a tendance à s’en prendre aux animaux et j’aime pas tellement ça parce que les animaux sont mes amis. Nous nous retrouvons cette fois-ci dans le milieu carcéral avec un Docteur qui n’a pas oublié son cerveau, un petit nouveau qui visiblement ne se sert pas souvent du sien, de prisonniers dégueulasses et de deux nanas qui ont l’air tout droit sorties de films pornos (mais quelle infirmière qui bosse dans une prison s’habillerait comme ça ?). Parlons-en justement des filles dans Re-animator : pourquoi faut-il que toutes les nanas de la saga soient des victimes habillées comme des travailleuses du sexe et qui ont les seins plus remplis que la cervelle ? Je suis indignée. En plus j’ai envie de vomir, car entre la caméra qui bouge tout le temps et les gros plans de bave qui mousse toutes les deux secondes, mon estomac a un peu de mal à suivre (des tripes et des yeux qui explosent, ok, mais la bave, non c’est trop sale). Moins gore que le précédent - à mon humble avis- nous avons quand même droit à des scènes avec des effets spéciaux du moyen-âge (une main en pâte à modeler en stop motion, entre autres), qui marquent : un mec coupé en deux qui se trimballe les boyaux à l’air, un camé désintégré par le produit de West, un rat qui trimballe un pénis fraîchement sectionné… Y’as pas à dire, avec le Docteur West, on voyage dans le n’importe quoi ! C’est ça qui est bien avec Re-animator 3.

mardi 24 avril 2012

Re-animator


Le film avec une tête obsédée  et des intestins en guise de lasso dedans

Aujourd’hui, pour changer, on va parler d’un film culte. Alors quand je dis culte, c’est que vraiment il l’est : aimé de pratiquement tous les amateurs de films d’horreur, c’est carrément devenu une référence dans le milieu.

C’est l’histoire de Dan, un futur médecin qui a tout pour lui : il réussit dans les études, il a une copine top bonne qu’il va bientôt épouser et puis il est relativement beau gosse. Forcément, toute cette perfection ne durera pas, faut pas déconner. Un jour, débarque un type bizarre, avec un air condescendant et bourré d’égo (et que je trouve donc sexy) qui prétend  pourvoir « commander » la mort. Je parle au point de vue scientifique, pas de la grande faucheuse hein.

Par le plus grand des hasards, notre Docteur Maboule s’installe en colocation avec Dan histoire de pouvoir continuer ses activités louches en toute illégalité tranquillité. Après avoir tué et ressuscité le chat de Dan, ce dernier (pas rancunier pour trois balles) accepte de filer un coup de main à West pour ses travaux de recherche sur la résurrection. Bien sûr, ça va être la merde internationale.

Ce qui est intéressant dans ce film, c’est que nous avons droit à des morts-vivants différents. Je m’explique : dans un premier temps, la réanimation des morts n’est ni due au vaudou, ni à une infection, mais grâce à un sérum fabriqué de par un scientifique et qui peut donc choisir qui sera réanimé ou non.  



Ce qui nous amène au sujet du zonzon lui-même : Le mort réanimé revient dans la souffrance, son éveil est une agonie permanente et il est très violent. Notons que cette violence n’est pas due à une quelconque envie de bouffer les vivants. Et plus le mort réveillé est « frais », plus il conserve ses capacités intellectuelles, c’est pour cela que nous nous retrouvons avec un docteur décapité qui manigance des stratagèmes de gros obsédé du zizi sexuel.

Personnellement, j’ai vu ce film plusieurs fois et à chaque fois il me met la pression. Je suis peut-être une chochotte dans la vraie vie, mais j’ai malheureusement des tendances à être frigide devant les films d’horreur (je suis même limite sadique puisque ça me fait rire et m’ouvre l’appétit de temps en temps). Mais à chaque fois que je regarde Re-animator, je ressens tout plein d’émotions, comme l’effroi pour la scène du chat (Brigitte Bardot inside), le dégoût, la peur, le dégoût, l’euphorie et parfois le dégoût.
Et puis je suis amoureuse de West mais ça reste entre nous.

Ce film est le premier d’une trilogie alors attendez-vous à manger des louanges sur West pendant un moment !

lundi 19 mars 2012

Zombies

Un film avec des enfants peints en vert dedans (et ils sont pas contents)
C’est l’histoire d’une mère et de ses deux filles qui, après le décès du père de la famille, se voient obliger d’emménager dans une baraque en ruine, située en plein milieux des bois tout en haut d’une montagne. Déjà que la baraque est dans le trou du cul du monde, il faut en plus qu’elle se situe juste à côté d’une mine où sont morts des dizaines de pauvres n’enfants mineurs.
Dit comme ça, on sait d’emblée que ça pue et que les trois cocottes feraient mieux de refuser cet héritage, ne serait-ce que pour éviter les nombreuses maladies que peut véhiculer une telle insalubrité dans une baraque : du sang sur la porte ? Des matelas couverts de suie ? Un rat dans les Kellog’s ? C’est pas grave, manière dehors y’a des mini-zombies qui veulent leur péter les dents à coups de pelles.
 « Bonjour l’introduction avec les pauvres n’enfants mineurs, tiens, assieds-toi donc à côté du cliché du suspense à trois balles accentué par une musique qui fait peur. On attend la petite fille blonde qui parle aux morts et on peut commencer le film d’horreur, mais pas trop gore hein, on n’est pas des porcs quand même. »


Non mais sans déconner, des zombies de 1m20 qui foutent le bordel dans une bourgade peuplée uniquement d’un décérébré, d’un maniaque et d’un plombier (sans oublier l’épicier un peu pédo), en gueulant dans les bois et en cassant les vitres des voitures à coups de pioche… Si ça ne tenait qu’à moi, je leur filerai une bonne raclée et au cimetière sans dessert !
Bref, un film aux rebondissements prévisibles à 10km, un méchant qu’on sait pas pourquoi il est méchant (mais il est sexe alors ça va), des zombies à deux balles qui devaient s’ennuyer après le tournage des choristes et une histoire à m’en faire décéder d’ennui. En plus court : ce film est grossier et cliché.